samedi 17 janvier 2009

La Voix du Nord du 7 Janvier 2009


Sections du Parti socialiste dans l'Armentiérois : du sang neuf


Le congrès de Reims, l'élection mouvementée de Martine Aubry, les déchirements des dirigeants de la rue de Solférino ont fait un peu oublier que le PS, c'est avant tout des militants qui font vivre des centaines de sections locales. Nous avons rencontré les quatre secrétaires - tous nouvellement élus - des sections de l'Armentiérois, celles d'Armentières, Houplines, La Chapelle et Erquinghem. Un constat : dans les sections, le débat est riche et la cohésion est bien plus forte que parmi les instances dirigeantes du parti…
L'élection du premier secrétaire du PS, en novembre, a un peu fait oublier que les militants socialistes ont choisi, en même temps, leurs secrétaires de sections. Dans l'Armentiérois, cela a donné lieu à pas mal de changements. À la section d'Armentières, qui compte 230 militants, c'est Jean-Michel Monpays, 45 ans, adjoint au maire, qui a pris la succession de Bernard Haesebroeck. À Houplines, le nouveau chef de file des 56 socialistes, qui succède à Jean-Michel Cattoire, qui était en poste depuis 23 ans, est, sans surprise, Thierry Fontaine, 43 ans, qui a conduit la liste de gauche à l'élection municipale et qui est conseiller municipal d'opposition. À Erquinghem, le tout jeune Antoine Thérain, étudiant en économie de 23 ans, anime désormais la section, qui compte douze membres. Antoine Thérain, qui succède à Yahya Benasaïd, conduisait une liste de gauche à l'élection municipale. Il est conseiller municipal d'opposition. À La Chapelle-d'Armentières, enfin, le secrétaire de la section est Christophe Deronne. Lui a été élu en avril 2007, après le départ de Didier Lahaye. Il est conseiller municipal d'opposition, élu sur la liste qui était conduite par Éric Bercker.
« Il y a un renouveau et un rajeunissement dans le secteur », résume Jean-Michel Monpays. Des querelles entre les partisans des différentes motions et candidats au sein des sections ? « Les discussions sont riches, explique Christophe Deronne, mais c'est une énergie positive. Ce qui nous rassemble est bien plus fort que ce qui nous sépare. » D'ailleurs, Antoine Thérain et Christophe Deronne, qui sont allés tous les deux au congrès de Reims s'en sont bien aperçus : « Il y a plus de cohésion entre les militants. La base est très soudée. » expliquent-ils. Martine Aubry, disent-ils en substance, va reprendre les choses en main et construire un projet ancré à gauche. Et de rappeler que l'urgence était au rassemblement « à l'heure où le gouvernement de droite fait passer des lois sur le travail du dimanche, sur l'audiovisuel public, où la Poste est en voie de privatisation, où l'école publique et l'hôpital public sont menacés ». Dans les réunions mensuelles de sections, on parle de grands thèmes nationaux ou internationaux, mais aussi d'un contexte local. « Même au niveau local , explique Thierry Fontaine, on retrouve les lignes de fracture sur des thèmes comme les tarifs municipaux qui tiennent compte ou pas des revenus des familles ou bien encore pour l'accès à la culture. » Bref, les réunions des sections sont animées... Et ce sont, espèrent les responsables locaux, les petites rivières de ces débats locaux qui feront le fleuve de la reconquête du pouvoir ...
B. T.

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